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Paysages, histoire, culture

Marqué par l'Histoire, le Roussillon est un territoire aux reliefs variés, aux terroirs divers, aux vestiges superbes.
A chaque détour, on peut ainsi évoquer tour à tour les invasions du Haut-Moyen Âge, le difficile rattachement au Royaume de France, les luttes franco-espagnoles et les guerres de religion ou la résistance cathare.





La vigne est partout et les amateurs de paysages, d'histoire ou d'art la croiseront tout au long de leurs périgrinations, même si le vin n'est pas leur motivation principale.

Deux parcours thématiques sont proposés, en fonction des envies du jour, autour de l'eau (mer, étangs et thermes) et des vestiges de l'Histoire (histoire, art et culture).

Mer, étang et thermes

Le littoral roussillonnais possède de superbes stations balnéaires, ainsi que quelques stations thermales dans les hauteurs. Par ailleurs, de nombreux étangs se succèdent, isolés de la mer par de minces cordons sableux (les "lidos" des géographes), et ne communiquant avec elle que par des "graus", des chenaux.

De Cap-Leucate à Argelès-Plage, le golfe du Lion est entièrement aménagé. Ainsi, à Port-Leucate et à Port-Barcarès, les urbanistes qui disposaient de 750 hectares ont eu l'intelligence et le goût d'abandonner la structure dévastatrice du "front de mer", pour regrouper les habitations en essaim, proximité et relations humaines conservant ici toute leur place.

Les couchers de soleils sont superbes, les Corbières se teignent alors en mauve. Par ailleurs, ces deux ports constituent la plus vaste base de navigation de plaisance de la côte française de la Méditerranée. On peut y pratiquer la voile et le ski nautique. A Port-Barcarès, un paquebot a été volontairement ensablé en 1967, et on peut le visiter. On peut également se détendre à l'institut moderne de Thalassothérapie. Plus vers le sud, Canet-Plage, station balnéaire des Perpignanais, possède un intense port de plaisance, de nombreuses clubs sportifs et un casino sans oublier l'Aquarium, le musée de l'Auto, du Bateau et du Jouet. Argelès-Plage, enfin, où une soixantaine de terrains aménagés en villages de toile en font la capitale européenne du camping. L'été, 90 000 séjournants donnent à la station une animation inoubliable.

L'arrière-pays immédiat, moins visité, a gardé ses jardins irrigués, ses vergers, ses micocouliers et ses eucalyptus. La Côte Vermeille commence là où Argelès-Plage s'arrête. Les stations de cette côte rocheuse, installées au fond de baies étroites, ressemblent toujours à ce qu'elles étaient autrefois : de petites cités maritimes. On peut choisir de rejoindre Cerbère par les crêtes ou par la côte, en passant par Collioure (superbe cité bâtie dans un cadre naturel encore intact), Port-Vendres (place fortifiée développée à partir de 1679 sous l'impulsion de Vauban), Cap Béar, Notre-Dame-de-Consolation (célèbre ermitage et nombreux chênes-lièges), la Tour Madeloc (superbe panorama), Banyuls-sur-Mer (station balnéaire la plus méridionale de France) et Cap Rédiris.

Dans l'Antiquité, les sources minérales et les stations thermales faisaient la renommée des Pyrénées. Par leur nature et leur composition variées, elles offrent un large éventail de propriétés thérapeutiques, notamment respiratoires et rhumatismales. Les eaux pyrénéennes appartiennent à deux grandes catégories, les sources sulfurées (Amélie-les-Bains ou Vernet-les-Bains, par exemple) et les sources salées (Le Boulou). Le soufre était qualifié de "divin" par les Grecs, en raison de ses vertus médicinales, quant aux eaux sulfatées, dites "carboniques", on les trouve surtout en bordure du massif ancien.

Histoire, art et culture

Toute l'histoire du Roussillon est sujette à intérêt. Les vestiges sont encore nombreux et bien conservés et c'est pourquoi il n'est pas possible d'en dresser une liste exhaustive.

Voici donc quelques lieux particulièrement représentatifs de ce que le Roussillon a gardé comme traces de son glorieux passé.

Perpignan, évidemment, avec le palais des Rois de Majorque, la place Arago, la Loge de Mer, la cathédrale St-Jean, le Castillet, la promenade des Platanes et tout le coeur historique de la cité.

Collioure et son environnement naturel exceptionnel, le vieux quartier du Mouré et le château Royal, l'église de l'ancien couvent des Dominicains.

Elne, qui fut le siège épiscopal de l'ancien comté du Roussillon jusqu'en 1602, avec la cathédrale Sainte-Eulalie et Sainte-Julie et notamment le cloître qui date des XIIe, XIIIe et XIVe siècles.

Céret, cité du Vallespir, avec ses corridas et ses sardanes, vivant foyer de la tradition catalane du Nord, et l'impressionnant "pont du Diable" du XIVe, enjambant le Tech.

Villefranche-de-Conflent, fondée en 1090 par le comte de Cerdagne, avec sa ville forte comprenant les remparts, l'église Saint-Jacques, la Porte d'Espagne et le Fort.

Prades, bâtie aux pieds du Canigou, au milieu des vergers, qui fut la ville d'élection du violoncelliste Pablo Casals.

Serrabone et son prieuré, au coeur d'un paysage austère typique des Aspres, avec des galeries et une église construites entre le XIe et le XIIe siècle.

Castelnou, siège de l'administration militaire du comté de Besalù et son village fortifié aux ruelles pavées qui grimpent vers le château féodal, remanié au XIXe siècle.

Tautavel, haut lieu de la préhistoire grâce à la découverte, sur son territoire, de pièces capitales pour l'étude des origines de l'humanité, et grâce à l'implantation du centre européen de préhistoire consacré à l'évolution de l'homme et à son environnement.
Les passionnés ne manqueront d'ailleurs pas de pousser jusqu'à Bélesta, où le musée de la préhistoire couvre des sujets et des époques différentes.

Salses et son fort du XVe siècle, situé sur la route romaine de Narbonne vers l'Espagne, appelée voie Domitienne. C'est un spécimen unique en France de l'architecture militaire médiévale espagnole, adaptée par Vauban, au XVIIe siècle, aux exigences de l'artillerie moderne.






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